Belles de Jour…

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Bullett Media/ Editorial Mai 2016

Que dire face  à ce léger retard de publication ? 

Je peux vous affirmer que mon karma ne m’a nullement préservée ses derniers jours : entre une mi intoxication alimentaire et une  mi crise d’appendicite le jour de mon anniversaire, la veille, un immeuble, à deux blocs du mien, a été totalement incendié.

Par la suite, ma voisine a complètement oublié d’ éteindre sa bonbonne de gaz .

Je ne vous raconte pas l’odeur dans tout le couloir et les pompiers  dans tout l’étage prêts à éteindre la moindre possible explosion ! J’ ai failli partir en fumé ! ^^

Par chance, enfin, remise de mon mal de ventre, j’ ai fini par organiser une fête d’anniversaire. Avec tous les copains, elle fut complètement zinzin dans tout Paris. J ‘ai terminé dans un taxi à 5h du matin.

Rebelote, un mal de ventre et un mal de crâne : j’ ai bu bières , petits punchs corsés et grands mojitos durant une grosse tournée des bars parisiens  ! Au réveil, je me suis véritablement sentie mourante et heureuse de m’être bien amusée! Ce fut véritablement épique !

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Bullett Media / Editorial Mai 2016

Après, tous ces derniers événements, je me suis rendue compte que la vie était bien trop courte ! Comme dit si bien le philosophe chinois Confucius : « On a deux vies. La deuxième commence le jour où l’on réalise que l’on a juste une.»

Alors, j’ai décidé d’être une «Belle de Jour » et d’arrêter de paraître gentilleet compréhensible et  envers autrui et à outrance.

Manque de pot, mon ras-le-bol s’est jeté sur un être cher et j’ai fini par vider mon sac et à lui  dire mes quatre vérités !

 Parfaitement consciente d’avoir lâché une bombe néanmoins dévastatrice,

je ne ressentais aucun regret!

J ‘étouffais derrière ce masque bienveillant qui m’obligeait à être toujours d’accord, à devoir sourire, à me taire et surtout de paraître être heureuse en sa compagnie.

J’étais tout simplement épuisée de devoir jouer au chat et à la souris et de prétendre de me porter pâle, en difficulté ou d’être prises par X ou Y rendez-vous afin de ne pas la voir.

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Bullett Media / Editorial Mai 2016

Je garde toujours en tête, cette citation de l’immense poétesse afro-américaine Maya Angelou, lorsqu’elle affirme : « Je me méfie des gens qui ne s’aiment pas  et qui me disent, je t’aime.’ Il y a un proverbe africain qui dit : « Soyez prudent lorsqu’une personne nue vous offre un t-shirt. » Cette grande écrivaine  pointe un  mal de nos sociétés : de ne pas savoir s’aimer et d’attendre qu’autrui vous remplisse d’amour. Ne sachant moi-même ce que je vivais, je me  retrouvais face à un mur infranchissable.J’avais beau la comprendre ,d’arrondir les angles,  de l’adorer; cette personne demeurait toujours sur sa faim.

Alors, comment finalement réussir  à répondre ses attentes?

Nous nous trouvions véritablement dans une impasse.

Je suffoquais littéralement face à cet amour sincère et oppréssant.

Comme si en tentant d’être présente  dans ma vie et  en me soutenant dans les moments difficiles, elle pouvait,de plus en plus, se réconforter d’être heureuse en se nourrissant mes mésaventures.

Je ne fus à aucun moment dupe, cet individu tentait tout simplement  de fuir de son propre malheur tout en aidant son prochain.  

Alors, pour la remercier, je me sentais d’être dans l’obligation de toujours et encore montrer des preuves affectives qui  cependant tombaient continuellement dans un puit sans fin.

À force, je ne désirais ni son aide, ni ses attentions, ni  également son regard bienveillant. Car, depuis le départ, je savais que les dés étaient biaisés.

 Tandis  que le véritable amour est simple, il n’attend rien  et  demeure généreux.

L’amour n’a pas de visage, ni de définition et ni de limites.

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Bullett Media / Editorial Mai 2016

 

Tout comme l’ auteur et l’illustrateur américain, Dr. Seuss : » j’aime ce qui n’a pas de sens, cela réveille les cellules du cerveau. La fantaisie est un ingrédient nécessaire dans la vie ».

Alors, pourquoi tant chercher à devenir normale alors que la normalité reste  un terme vague? 

Je commençais par me sentir lasse de devoir m’excuser de vivre ma vie comme bon me semblait et non de choisir celle qui serait suffisamment plaisante aux yeux de mon entourage.

il y a quelques mois de cela, j’eus une totale révélation en me baladant dans les allées d’une des serres du jardin des plantes de la ville de Paris.

Je fus fascinée par la diversité de formes, d’odeurs, de tailles, de densités entre les différentes plantes qui partageaient le même espace. Elles venaient toutes de pays ou de continent distincts. 

Par conséquence, comment semblaient-elles si bien cohabiter les unes aux autres ? Elles avaient uniquement besoin d’oxygène, de terre, d’eau et de soleil.

Sur le chemin, je pris conscience que seule Mère Nature  pouvait m’inspirer pour un meilleur épanouissement personnel .

Il est vrai que  chaque plante se contente de pousser sans regarder si sa voisine est plus belle et fraîche qu’elle. Elle mène sa propre existence!

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BullettMedia / Editorial Mai 2016

Ainsi,  je finissais  par trouver absurde de se cloisonner dans une image conforme et lisse dont  la société, ma famille,  mon amant, ou même mes amis me poussaient à me complaire dans le rôle de  la gentille fille, compréhensible et polie .

J’aime beaucoup cette citation suivante de l’écrivaine, scénariste et militante américaine Rita Mae Brown : » Tout ce que tu peux faire dans la vie, c’est être toi-même. Certains t’aimeront pour qui tu es. La plupart t’aimeront pour les services que tu peux leur rendre ( et) d’autres ne t’aimeront pas. »

À force de m’accommoder, de devoir décoder, afin de ne pas vouloir bousculer, ni de blesser, je perdis complètement ma propre identité.

À  mes yeux , tous ceux qui attendaient de moi de la perfection, me paraissaient fissurer de défauts fort visibles.

Cependant, ne voyant en eux aucune faille dans leur existence, ils leur étaient tout à fait concevable, de pousser autrui dont moi, à suivre leur mode vie et leurs propres valeurs.

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Bullett Media / Editorial Mai 2016

Ainsi, je décida de me transformer afin d’exister en tant individu libre de ses choix.

Ayant cette chance d’avoir un esprit vif, je pouvais enfin véritablement  construire mon propre univers tout  étant en accord avec la réalité.

Nul besoin de tomber dans une forme aiguë d’autisme.

Au contraire, plus, je me connaissais et renforcer mon caractère , plus, j’étais à même de concevoir qu’autrui pouvait vivre différemment de moi. De ce fait, nous pouvions ensemble réussir à construire un pont afin de relier nos existences.

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Bullett Media / Editorial Mai 2016

Je pense qu’il ‘était temps de terminer ce perpétuel matraquage, cette chasse aux sorcières! Pourquoi se réjouit-on  du malheur de son voisin? En quoi sa prétendue médiocre donne-elle de l’amusement et nous valorise?

Je trouve cela tellement petit et minable!

Donc,pourquoi devrions-nous tous vivre dans  une certaine normalité?  J’existerais sûrement comme une copie modérée qu’une  autre personne prétendument mieux que nous  afin de la rassurer du fait que son existence est extraordinaire et sur le droit chemin !

Alors, arrêtons  de porter ce masque bien trop lourd!

Il nous donne à croire que plaire est l’unique issue secours pour vivre heureux.

Personne n’ait  dupe face à cette comédie.

 Cependant, à force, que la société nous dicte ses règles de bonnes conduites, nous devenons nous de surcroît les bâtisseurs de notre prison dorée.

Car, nous finissons tous par nous transformer en un réceptacle où autrui se sentirait libre de déverser sa frustration et son mal-être.

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Bullett Media / Editorial Mai 2016

Heureusement, que la mienne de prison,  je continue chaque jour à  l’abattre afin de trouver mon épanouissement.

Il n’y a rien de plus rafraîchissant d’être entouré des personnes qui ne jouent aucun rôle et qui n’attendent rien de vous et se sentent libres de vivre leur propre vie sans carcan.

Depuis, j e m’entraîne à dire « non » sans chercher à me justifier!

Dire ce que l’on pense , nous permets véritablement de poser des limites .

 Comme dirait si bien le philosophe anglais Francis Bacon « le doute est l’école de la vérité »

Alors, soyons des « Belles de Jour » et disons avec à plomb et conviction »Non » à ce qui ne nous convient pas! 

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Bullett Media / Editorial Mai 2016

Je vous quitte avec les premiers vers du poème «  Il meurt lentement »  de l’écrivaine brésilienne Martha Medeiros :

« Il meurt lentement

Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l’habitude

refaisant tous les jours les mêmes chemins,

celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur

de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

 

Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,

celui qui ne lit pas,

celui qui n’écoute pas de musique,

celui qui ne sait pas trouver

grâce à ses yeux.

 

Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,

celui qui ne se laisse jamais aider… »

Source: Bullett Media, Femmes d’influence, Lucky, Top-citations

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